5 bonnes raisons de regarder The 100 !

Ils tombent du ciel comme des fusées *accent de Francis Cabrel*
Ils tombent du ciel comme des fuuusées, sans parachute la chute ne sera que plus ruuude, ils tombent en fixant  la lumière diviiine, face tournée vers le ciel ils chuuuutent, dos contre terre ils arriveeent *accent de Francis Cabrel*

C’est avec un enthousiasme non feint que je viens aujourd’hui vous conter les milles et une merveilles de cette série que j’ai commencé il y a peu et à laquelle j’ai tout de suite accrochée. Point de lobotomie au programme, je n’userai en aucun cas de mes talents de persuasion redoutables -ahem- pour vous encouragez à découvrir The 100. J’ai dressé pour vous une petite liste des charmes que possèdent cette série en espérant que ceux-ci vous donnerons envie de vous jeter à corps et à cœur perdus dans les épisodes.

  • The 100 ? What is it ?

Titre : The 100 (Les 100 en français, remarquablement traduit, vous en conviendrez. Tout de suite, ça donne un certain cachet, avouez. Non ? Tant pis.)

Date de sortie : Mars 2014

Saisons disponibles : Deux, une troisième est en chemin

Durée d’un épisode : Environ quarante minutes

Genre : Post-apocalyptique, Aventure

  • Les 100… C’est bien beau mais de quoi ça parle ?

Rapide synopsis effectué par mes soins :

The 100 étant un descendant de la lignée des post-apocalyptiques, l’action se déroule dans le futur, 97 ans plus tard -admirez la précision temporelle, c’est assez étonnant. En effet, il y a eu une terrible catastrophe nucléaire sur Terre qui a tout simplement décimée le peuple.

Picture taken in 1971, showing a nuclear explosion in Mururoa atoll.
Pour vous donnez un aperçu du niveau de sympathie de l’évènement

Les rescapés, -il en faut bien, sinon l’histoire n’aurait pas lieu d’être-, ont survécu car ils avaient été miraculeusement envoyés dans des stations spatiales avant que la planète ne soit victime des centrales. Tout ce petit monde a vécu joyeusement pendant de nombreuses années dans un vaisseau spatial, l’Arche, digne de Star Wars.

On y passerait presque les vacances
On y passerait presque les vacances

Les ennuis surviennent lorsque les ressources commencent à manquer, menaçant les réfugiés d’être condamnés à une mort lente et étouffante dans ce vaisseau qui s’est peu à peu transformé en tombeau.

La seule solution est d’envoyer une troupe de joyeux délurés sur Terre afin de découvrir si cette dernière est toujours nocive ou si elle serait par miracle redevenue viable pour des êtres humains. Ni une ni deux, les cobayes sont acheminés de force en direction de la planète dans un vaisseau précaire, aussi bringuebalant et sympathique qu’une vieille cabane en bois grinçant au milieu des bosquets lors d’une tempête.

Une fois arrivée sur Terre sains et saufs et sans avoir perdu un cheveu ou un membre pendant le périple aérien, les recrues sont livrées à elles-même en territoire hostile sans la moindre possibilité de communication avec les dirigeants pleins de bonnes intentions de l’Arche qui les ont gentiment poussés dans la gueule du loup blanc sans ménagement.

Loin d’être une promenade de santé dans les gorges de l’Ardèche, les cent jeunes doivent s’organiser, bâtir un campement, établir des règles, afin de prouver qu’il est possible de vivre sur cette planète… ou du moins y survivre.

On nous a visiblement menti sur la destination finale !
On nous a visiblement menti sur la destination finale !
  • Pourquoi regarder The 100 ?

  • La période post-apocalyptique, cette ère sympathique :
Ambiaaaaanceee
Ambiaaaaanceee

Depuis quelques années, on peu dire que l’apocalypse a la côte sur nos écrans. Pour preuve, les films et les séries à succès témoignent de cet engouement pour la survie en milieu hostile. Que se soit sur une terre infestée de zombies croulants comme dans The Walking Dead ou dans une arène où la seul moyen de s’en sortir vivant est de tuer ses camarades à l’instar des Jeux de la Faim –Hunger Games pour ceux qui auraient fait l’impasse sur les cours d’anglais en sixième-, le goût pour l’aventure en territoire difficile fait désormais partie intégrante des fictions qui peuplent nos écrans.

The 100 ne déroge pas à la règle puisqu’il présente une hsitoire qui colle parfaitement aux attentes des amateurs d’histoire apocalyptique que vous êtes, bande de petits chenapans qui se trémoussent d’enthousiasme dans leur fauteuil à la vue d’un combat inéquitable entre une pauvre créature armée d’une machette face à une troupe de zombie aux dents cariées et à l’hygiène corporelle déplorable.

Bien que le mort vivant ne soit pas de la fête, The 100 plonge le spectateur au cœur d’une aventure trépidante où le seul mot d’ordre est survie.

Il semble que certains n'aient pas compris les règles du jeu... #TooLate
Il semble que certains n’aient pas compris les règles du jeu… #TooLate

L’action se déroule principalement dans une forêt vierge de tout occupant ressemblant de près ou de loin à un représentant de la lignée des Homo Sapiens Sapiens, où errent nos pauvres rescapés, bien décidés à s’approprier le territoire coute que coute. Ambiance bivouac mention règlement de compte au coin du feu, camping sauvage dans les broussailles et les ténèbres de la forêt environnante, l’atmosphère de The 100 ne manque pas de cachet.  Une fois le campement de fortune installé, il est temps d’organiser la société en bonne et due forme. Soulevant de nombreuses interrogations sur la manière de vivre en harmonie avec nos congénères lorsqu’il n’y a plus aucune règle établie, cette série a le mérite de nous faire réfléchir sur le sujet tout en nous divertissant à grands coups d’évènements imprévus.

  • Un cocktail sans alcool savoureux à base d’ingrédients gagnants :
Credit Photo: Paul Winch-Furness / www.paulwf.co.uk
Sortez les shakers, Jean-Louis s’occupe de tout !

Les producteurs de The 100 ont tapé dans le mile à défaut de mettre les pieds dans le plat ! En effet, cette série regroupe les thèmes qui plaisent aux spectateurs prévisibles que nous sommes. De l’actions à chaque épisode, un suspens haletant, des rebondissements par milliers, des découvertes inopinées, des techniques de défense plus ou moins élaborées, voilà de quoi satisfaire les amateurs de sensations fortes -non, je ne fais pas de publicité pour un parc d’attraction, essayez encore.

En plus de regrouper ces ingrédients explosifs, The 100 nous offre également un panel assez large au chapitre émotion : entre amourettes, trahisons, amitié naissante ou brisée, mensonges à faire pâlir de jalousie Pinochio et secrets de polichinelle, attitudes et comportements instables, notre petit cœur tout mou n’a pas fini de tambouriner au point de nous exploser la cage thoracique.

Schéma en coupe d'un cœur soumis à une forte dose de The 100
Schéma en coupe d’un cœur soumis à une forte dose de The 100 -n’ayez crainte, c’est pour la science

Comme je le disais plus haut -n’ayez crainte, je ne radote pas- cette série fera travailler votre ciboulot enfumé en soulevant des interrogations politique et morale sur la vie en société. Faisant surgir des limbes de votre cervelet l’ébauche d’un esprit critique, vous pourrez sans peine vous la jouez sociologue et philosophe d’un soir en dissertant avec votre intériorité sur les enjeux essentiels mis en lumière grâce à The 100. Sait-on jamais, vous pourriez comprendre des choses sur les difficultés à organiser la société quand il n’y a plus aucun repère fiable sur laquelle se calquer. Comment instaurer une forme d’autorité légitime quand toutes les bases d’une communauté ont disparu ? Vous avez quatre heures.

Un panel assez large dans le domaine des personnages

En voila une belle brochette de survivants !
En voila une belle brochette de survivants !

Dans The 100, il y en a vraiment pour tous les goûts ! Des gentils, des méchants, des traitres, on en trouve à la pelle. Forts attachants, les personnages de cette série feront bientôt partie de votre petite famille fictive. Au programme, une liste rapide des principales personnalités de The 100 :

  • Tout d’abord, la jolie Clarke qui, avec son côté savante sans la blouse, incarne la voix de la raison au sein du campement.
Elle en fait fondre plus d'un avec son petit air angoissé et les trous dans son pull
Elle en fait fondre plus d’un avec son petit air angoissé et les trous dans son pull

Son penchant mère poule la pousse bien souvent à se mettre en danger pour protéger ses copains qui n’hésitent pas à se fourrer dans la mouise à la moindre occasion. Courageuse et déterminée, elle tient tête à ses opposants et consacre toute son énergie à instaurer des règles afin de rétablir la justice et la paix parmi les rescapés.

  • Le fameux Bellamy, le caïd au cœur tendre par excellence dont le nom n’a pas été inspiré par le roman de Maupassant, qui se la joue gros dur devant son clan de teigneux pour mieux retourner sa veste lors des situations à haut pouvoir lacrymal.
Ne vous fiez pas à sa petite tête de chiot abandonné, il est capable de tout
Ne vous fiez pas à sa petite tête de chiot abandonné, il est capable de tout

Bellamy incarne le personnage qu’on adore détester et qu’on se surprend à beaucoup apprécier, tout compte fait. Agaçant, arrogant, très charmant, il n’y a pas assez d’adjectifs en -ant pour qualifier notre protagoniste.

  • Au tour de Raven de passer sur le grill : passionnée de mécanique, cette dernière parvient à tromper les dirigeants et à fabriquer un petit vaisseau de fortune pour rejoindre nos rescapés.
The 100 --  "I Am Become Death" -- Image: HU110b_0019 -- Pictured: Lindsey Morgan as Raven -- Photo: Cate Cameron/The CW -- © 2014 The CW Network, LLC. All Rights Reserved
La réplique de Bob le Bricoleur !

Encore un personnage féminin qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle offre une image de femme forte et débrouillarde, ce qui est plutôt rare dans une société où les clones de Barbie règnent en maître. Comment sera t-elle accueillie par la joyeuse troupe d’hurluberlus ? Le suspens est insoutenable.

  • Passons à Finn, le garçon sympathique qui n’hésite pas à partir à l’aventure avec Clarke à la moindre occasion.
  • "Je suis siii mystériiieux"
    « Je suis siii mystériiieux »

Impulsif mais terriblement bien loti au chapitre mignonerie, c’est le personnage sur lequel on craque toute au premier abord. Et nous ne sommes pas les seules dans ce cas… (Motus et bouche cousue au fil de fer, je ne dirai rien de plus.)

  • Dans le secondaire, on trouve de biens beaux spécimens qui incarnent, chacun à leur manière, un membre bien spécifique de la société lambda telle que nous la connaissons. Octavia, la sœur de Bellamy, peste et aguicheuse au premier coup d’œil qui se révèle pas si superficielle, Murphy, l’éternel suppôt de Satan qui profite de chaque occasion pour terroriser le premier venu et l’humilier copieusement, ce pauvre Jasper a qui il arrive bien des malheurs dès son arrivée sur la planète, Monty le petit génie en informatique qui passe son temps à bidouiller dans son coin tel le Jimmy Neutron du futur.

  • Acteurs charismatiques (et surtout beaux gosses) :
Visez un peu cette équipe de winners !
Visez un peu cette équipe de winners !

Que se soit Bellamy, Finn, Jasper ou Monty, on ne peut pas dire que la production ait choisi des laiderons pour incarner les rôles masculins. Bien loin de nous déranger, le spectacle est d’autant plus agréable lorsque notre écran est peuplé par de beaux éphèbes -ne craignons pas l’euphémisme- qui évoluent dans une foret hostile. C’est plus fort que nous, nous fondons comme sorbet au soleil à la vision d’un représentant de la gent masculine plutôt bien physiquement qui se retrouve brusquement catapulté en milieu dangereux. Qui dit danger sous entend bien souvent une tenue adaptée à l’effort ainsi qu’un équipement adéquat et vous n’êtes pas sans ignorer que le port d’arme sur un mâle en rend hystérique plus d’une.

Admirez la précision du geste !
Admirez la précision du geste !

Le minois envahi de crasse, la chevelure dégoulinante de sueur, des blessures peu engageantes qui suinte et qui gouttent sur le chemin dans une parfaite imitation des cailloux dans le conte du Petit Poucet, voilà une vision qui rebuterait bien des nenettes dans la vraie vie.

Le combo crasse + blessures + sueur + air renfrogné = réveil des hormones
Le combo crasse + blessures + sueur + air renfrogné = réveil des hormones

Seulement, n’oublions pas que nous sommes confortablement installées devant notre écran, bien à l’abri des intempérie et des dangers, un contexte propice à la tolérance au chapitre hygiène, avouons le. Plutôt que de nous dégouter, on se surprendrait presque à rêver de panser les plaies de Bellamy tout en zieutant le monticule de boue séchée sur lequel Finn est occupé à aiguiser son couteau suisse d’un air pensif, ce qui lui donne un côté atrocement mystérieux… Nous sommes si faibles.

Au rayon jeunes filles en fleurs, les garçons seront également servis. Brunes et blondes sont présentes, toutes les catégories capillaires sont représentées, exception faite au blond vénitien qui a du se faire recaler en backstage, comme de coutume. Tout comme leur compatriotes masculins, la femme n’échappe pas à l’appel de la crasse qui se loge sur ses vêtement et son visage mais qui épargne toujours ses cheveux d’une manière fort mystérieuse. Le capeli se retrouve ainsi rutilent, quelle que soit la situation, tempête de sable comprise. Tout comme les cheveux, la coiffure est toujours épargnée par les intempéries : impeccable, elle reste en place malgré les sprints, les guerres des clans, les sommes inopinés… De quoi nous faire baver de jalousie face à nos crinières ébouriffées à la moindre brise imprévue.

How to be une sublime créature en milieu hostile, édition Photoshop, 2015
How to be une sublime créature en milieu hostile, édition Photoshop, 2015

L’héroïne post-apocalyptique est maitre dans l’art d’être crasseuse tout en demeurant présentable, tandis que sa réplique masculine contrôle savamment la manière d’être le plus sale possible sans que cela ne dégoute la gente féminine. Un véritable talent qui mériterait au moins un oscar.

  • The 100, c’est sur France 4 que ça se passe !
Si vous le dîtes
Si vous le dîtes

A partir du 8 mai -c’est à dire aujourd’hui pour ceux qui ne suivent pas, dans le fond-, la chaine France 4 a pris l’excellente initiative de diffuser les épisodes de la saison 1, tous les vendredi à partir de 20h50. Avantage non négligeable, il est possible de regarder les épisodes en VOSFR pour tous ceux dont les poils de nez dansent la carioca dès qu’ils entendent le Souffle du Démon, c’est à dire les voix -très mal- doublées. L’acouphène évité de peu, il vous sera d’autant plus agréable de vous faire bercer par les cris de douleur de Jasper, les exclamations de surprise de Clarke et les menaces de Murphy en version originale.

Après trois saltots arrière et une course poursuite dans la forêt, armée d’une brindille extrêmement coupante, il est temps pour moi de retourner dans le confort de ma chaumière pour conclure cette liste d’une objectivité frappante. J’espère que ce petit article vous aura donné envie de vous lancer dans cette sympathique série où l’aventure et la sueur règnent en maitre. N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire si vous avez succombé aux charmes de The 100 ou, au contraire, si vous préféreriez ramper dans un ravin boueux plutôt que d’être confronté une fois de plus au faciès de Bellamy.

Bises fraicheur forestière,

Alexia

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